La Reconstruction à Mortain

Mortain, 70 ans après …

L’après-midi de la journée mortainaise fut consacré à une visite dans les rues de Mortain sous le prisme de la Reconstruction. Placée sous la double voix du témoin (René Langlois) et de l’historien (David Lemoussu), elle débuta place des Arcades, lieu et place symbolique de la Reconstruction.
Nous avons ensuite emprunté la rue Saint-Guillaume pour atteindre la rue de la Boucherie et la rue de la Trigalle, autour desquelles s’articulait l’ancien quartier du Tripot, disparu sous les obus. Remontant le haut de la rue du Bassin et rejoignant la Grande rue, nous fîmes une halte devant l’ancienne place du Marché, invisible de nos jours, qui commençait au niveau de la bijouterie actuelle. Quelques dizaines de mètres plus loin, nous avons observé une réalisation concrète de la Reconstruction, le square de la piscine, décidé pour rompre la perspective immobilière et offrir un panorama vers la vallée de la Cance.
Par la rue du Couvent, nous avons atteint la place du Jumelage, autre symbolique de la Reconstruction, puis la rue Perregaux (du nom de cette ville algérienne qui avec le XIIe arrondissement de Paris, avait parrainé Mortain au lendemain de la guerre) et pour finir, nous avons rejoint la rue du Rocher où nous avons exposé quelques canons de l’architecture de la reconstruction.
De la rue du Rocher, nous avons atteint la rue de la XXXe division américaine par la ruelle du Rocher, probablement une des plus anciennes voies de communication de la ville servant jadis à relier les deux paroisses de Mortain et du Rocher.
La rue de la XXXe division américaine (anciennement rue de Ger puis rue de Flers) nous a offert plusieurs éléments intéressant notre démarche : l’actuel lycée datant de 1972 mais dont l’emplacement avait servi à l’érection d’un groupe scolaire primaire au milieu des années 1950, l’actuel hôpital Gilles Buisson, ancien emplacement de l’église paroissiale du Rocher et du prieuré du même nom et enfin l’actuelle résidence du chanoine Blouet.
Descendant la rue des Fontaines et retrouvant la place du Jumelage, nous avons emprunté la rue des Prêtres où se situait le collège de jadis.
Nous avons terminé notre visite dans la collégiale, miraculeusement sauvée des bombardements, gardant malgré tout le stigmate d’un obus dans le déambulatoire.

David Lemoussu

[1] En préambule à ce compte rendu, nous tenons à remercier très chaleureusement Monsieur René Langlois, dont les conseils et les souvenirs nous ont été très précieux pour mener à bien ce travail de recherche.

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