Sur les traces de Michelot Moulin

Les sociétaires se sont lancés sur les traces des chouans, dans le département voisin de l’Orne, sur les traces de Michelot Moulin. Ils ont d’abord fait halte à l’église de Saint-Jean-des Bois, haut-lieu des combats de la chouannerie. L’édifice actuel n’offre pas un grand intérêt architectural, ayant été reconstruit en style néo-classique au début du XIXe siècle. Seule, la tour, étroite et élancée, semble plus ancienne.


Puis ils se sont arrêtés au hameau de Frèdeville, au bout du chemin qui mène à la maison natale de Michelot Moulin pour évoquer la figure de ce héros des combats de la chouannerie. Fils d’un taillandier de Saint-Jean-des-Bois, il se soustrait à la réquisition de 1793 et devient alors l’un des hommes les plus importants de la chouannerie normande sous les ordres de Louis de Frotté. Il rentre à Saint-Jean-des-Bois en 1800, mais, accusé de conspiration, il est arrêté en 1804 et interné au fort de Joux dans le Jura. Il s’en évade en 1805 et doit s exiler en Angleterre. Il ne rentre en France qu’à la Restauration en 1814.

Enfin, la compagnie s’est dirigée vers le manoir de la Guyonnière. Bâtiment rectangulaire à trois niveaux, coiffé d’un toit à quatre pans, sa partie gauche a été reconstruite en supprimant la grande cheminée ce qui donne une impression très nette de déséquilibre architectural. Le linteau au-dessus de la porte de la façade occidentale porte la date de 1686 et rappelle la famille Guillouet, sieurs de la Guyonnière. C’est dans ce manoir que se réfugiera, blessé, Michelot Moulin en 1796.

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